La recherche en foresterie urbaine : Besoins identifiés au Canada

Dr. Adrina C. Bardekjian, MFC, PhD, Urban Forestry, Program Manager
Dre Adrina C. Bardekjian, MFC, Ph.D., Gestionnaire des programmes forestiers urbains et du développement de la recherche

Dans le cadre de mon travail pour Arbres Canada, où je dirige la Stratégie canadienne sur la forêt urbaine (SCFU), nos efforts actuels au sein du groupe de travail sur la recherche comprennent la formation de partenariats avec des organismes nationaux pour divers projets afin de traiter de questions de foresterie urbaine. Arbres Canada met l’accent sur la foresterie urbaine au niveau national et le Réseau canadien de la forêt urbaine ainsi que la SCFU sont des programmes qui permettent d’opérationnaliser plusieurs des besoins identifiés. J’ai récemment reçu plusieurs questions sur les besoins de recherche au Canada.

Bien que l’on puisse trouver des sources d’information en ligne sur ce sujet, j’aimerais profiter de cette occasion pour partager des résultats d’un sondage que nous avons réalisé. En 2015, Arbres Canada a effectué une évaluation des besoins nationaux en matière de foresterie urbaine pour les municipalités canadiennes (Bardekjian, Rosen et Kenney, 2015). En plus de recueillir de l’information sur les budgets et les plans, l’évaluation a examiné les points suivants :

  • Niveau d’importance placé sur les partenariats externes (42 % des répondants ont indiqué que leurs partenariats comprenaient d’autres paliers du gouvernement)
  • Méthodes utilisées pour faire participer les citoyens dans la foresterie urbaine (62 % des répondants ont indiqué que les événements de plantation d’arbres étaient la démarche qu’ils privilégiaient)
  • Pressions et obstacles affectant les forêts urbaines (développement urbain – 35 %; manque de planification – 23 %)
  • Besoins de recherche (sciences appliquées et sciences sociales)

En ce qui concerne les besoins de recherche, les trois principaux besoins de recherche identifiés en sciences appliquées étaient : développer de meilleures conditions du sol urbain, améliorer la résilience aux parasites et aux maladies, mieux identifier les essences d’arbres urbains relativement à l’adaptation au climat. Les trois principaux besoins de recherche identifiés en sciences sociales étaient : étudier les perspectives communautaires, étudier les espaces verts servant à plusieurs fins, analyser et promouvoir les bienfaits des arbres pour la santé publique.

Les résultats ont révélé que pour répondre efficacement aux besoins identifiés, une meilleure communication est nécessaire pour partager les connaissances tout comme une meilleure collaboration entre les établissements de recherche, les municipalités et les collectivités pour les sensibiliser davantage aux enquêtes sociales qui peuvent influer sur l’intendance communautaire. Donc le fait de traiter des besoins de recherche identifiés peut améliorer le rapport entre la recherche et la pratique (Bardekjian, Rosen et Kenney, 2015).

Plus récemment, dans le cadre d’une série de cyberconférences organisées en novembre 2016 en collaboration avec l’Institut forestier du Canada, M. Jacques Larouche de l’Université Laval a présenté certains des résultats de son sondage national de recherche effectué dans le cadre de sa thèse de maîtrise (Larouche, 2016). Un document de synthèse sera bientôt affiché sur la liste de diffusion listserv du RCFU.

Le groupe de travail sur la recherche, qui fait partie de la Stratégie canadienne sur la forêt urbaine, a pour but de combler ces besoins de recherche des municipalités avec l’aide de chercheurs et d’universitaires. Voici des exemples de groupes/laboratoires de recherche dans des universités canadiennes :

Avec les nombreux groupes de recherche qui deviennent mieux établis et les besoins de recherche en foresterie urbaine qui se développent en même temps que le désir de faire partie de ce mouvement, comment pouvons-nous nous organiser pour mieux collaborer?

Arbres Canada a fait beaucoup de progrès dans les derniers trois ans avec la Stratégie canadienne sur la forêt urbaine et cette stratégie sera révisée en 2017 pour le mandat de 2018-2023. Dans le cadre de cette révision, Arbres Canada examine l’idée de former une coalition nationale de particuliers et de groupes à un niveau plus formel pour mieux défendre les intérêts des forêts urbaines à l’échelle nationale.

Urban Forest NetworkloresLe Réseau canadien de la forêt urbaine constitue un des systèmes et des outils qui sont présentement perfectionnés pour aider à produire et à partager des connaissances avec toutes les collectivités canadiennes. De plus, la Conférence canadienne sur la forêt urbaine (CCFU) favorise le dialogue sur divers sujets – la prochaine conférence se déroulera à Vancouver (Colombie-Britannique) en 2018.

Acheter un arbre de Noël artificiel n’est pas le meilleur choix

Michael Rosen, R.P.F. President, Tree Canada
Michael Rosen, F.P.I.,
Président, Arbres Canada

Ah, doit-on acheter un arbre de Noël artificiel ou naturel? Une question qui suscite des débats depuis bien longtemps!

Les gens qui préfèrent les arbres naturels mentionnent que c’est une tradition, qu’ils sentent bon et qu’ils ont de bons souvenirs d’aller couper un beau sapin avec la famille lorsqu’ils étaient enfants. Les amateurs d’arbres artificiels soulignent plutôt leur côté pratique et la propreté de leurs arbres.

Il s’agit bien sûr d’un débat à l’amiable mais, en fait, un seul choix est bon pour la nature. En tant que président d’Arbres Canada – un organisme qui a aidé à planter plus de 80 millions d’arbres au cours des derniers 20 ans, vous pourriez vous attendre à ce que je préconise la préservation des arbres vivants mais pourtant, il n’y a aucun doute que vous aidez l’environnement et votre collectivité lorsque vous choisissez un arbre naturel.

Artificiels ou naturels : D’où viennent les arbres

Les Canadiens dépensent environ 56 millions de dollars chaque année pour des arbres artificiels fabriqués dans des usines en Chine, Taïwan et Corée du Sud – pays qui ont souvent des règlements environnementaux moins rigoureux, de moins bonnes conditions de travail et des salaires moins élevés.

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Par ailleurs, les arbres de Noël naturels sont produits avec la lumière du soleil, la pluie et une bonne terre – rien d’autre! Ces arbres sont plantés de façon similaire à une culture agricole et fournissent un habitat à la faune en grandissant jusqu’à ce qu’ils soient coupés et remplacés par d’autres arbres. De plus, les arbres de Noël naturels sont cultivés sur des fermes familiales et contribuent plus de 100 millions de dollars à l’économie canadienne rurale.

Artificiels ou naturels : Où vont les arbres

En moyenne, les arbres artificiels durent de sept à dix ans et ne peuvent pas être recyclés. Ils finissent donc au dépotoir ou sont incinérés. Au dépotoir, les matériaux qui ne sont pas biodégradables prennent une très longue période de temps à se décomposer tandis que l’incinération peut causer les plastiques, comme le PVC, à rejeter des dioxines et d’autres matières cancérigènes dans l’air.

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Revenons à notre arbre de Noël naturel qui peut, bien sûr, être recyclé et qui est biodégradable. Après son utilisation dans le temps des Fêtes, il peut être déchiqueté pour faire du paillis, être brûlé ou être envoyé au dépotoir, où il se décomposera naturellement avec le temps. Si on l’utilise comme bois de chauffage, l’arbre naturel émettra une quantité relativement petite de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

Artificiels ou naturels : Répercussions sur l’environnement

Les arbres artificiels posent un risque réel à l’environnement, aux travailleurs et aux consommateurs canadiens. Ces arbres artificiels se composent principalement de […] polychlorure de vinyle (PVC) – un produit du pétrole non renouvelable qui pourrait polluer. De plus, de grosses quantités de carburants fossiles sont nécessaires pour transporter ces arbres en plastique (généralement en provenance de l’Asie), ce qui libère encore plus de gaz à effet de serre dans l’air.

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Le PVC renferme aussi des phthalates – une substance qui s’accumule dans les tissus corporels et qui peut endommager le foie, les poumons et les organes reproducteurs chez les mammifères. Le plomb – une toxine qui a un effet cumulatif – est souvent utilisé dans la fabrication du PVC et peut aussi causer des problèmes pour l’environnement et la santé, y compris des dommages au système nerveux, spécialement chez les enfants.

Par contre, la culture d’arbres de Noël naturels offre de nombreux bienfaits environnementaux. En plus de fournir un habitat à la faune, ces arbres stabilisent et protègent le sol et les cours d’eau, et ils aident à modérer les inondations et les sécheresses. Ils filtrent l’air et produisent de l’oxygène pur pour toutes les créatures qui respirent. Par exemple, chaque acre couverte par des arbres de Noël en pleine croissance produit l’oxygène quotidien nécessaire pour 18 personnes.

Selon l’endroit où vous vivez au Canada, une certaine pollution est probablement causée par les carburants fossiles utilisés dans le transport d’arbres de Noël naturels mais ceci est compensé par le fait que les arbres captent beaucoup de gaz à effet de serre (et autres gaz) nocifs pendant leur croissance. Et bien que des engrais soient parfois utilisés pour favoriser la croissance et la coloration des arbres ainsi que pour les protéger contre les mauvaises herbes et les insectes, ceci ne pose pas de risque pour les travailleurs et les consommateurs si c’est bien fait.

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En fait, le seul danger pour la santé que peut poser un arbre de Noël naturel vise les gens qui ont des allergies. Autrement, les arbres de Noël naturels sont une solution écologique et offrent d’excellents bienfaits aux collectivités et à l’économie canadienne.

Le débat visant le choix d’arbres de Noël naturels ou artificiels ne cessera probablement jamais mais j’espère que toute votre famille saura faire le choix le plus judicieux en ce temps des Fêtes.

Le rôle des arbres et des forêts dans le système climatique de la Terre

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Frederik Vroom, Carbon Manager, Tree Canada

Chez Arbres Canada, nous célébrons la beauté et l’impact des arbres sur notre milieu de vie urbainmais les arbres et les forêts jouent également un rôle crucial à l’échelle globale. Le climat de notre planète est directement influencé par la composition de l’atmosphère.

En 1897, un professeur suédois du nom d’Arrhenius a essayé de trouver une explication pour les ères glaciaires et a pu prouver que la quantité de carbone dans l’atmosphère avait un lien direct sur les variations du climat de notre planète au cours du temps – ce que nous appelons « l’effet de serre ».

Depuis, les scientifiques ont pu recueillir des données et mieux comprendre comment notre planète et son climat ont évolué. Une des principales influences sur le climat de la Terre est le cycle du carbone. Ce cycle comprend le carbone entreposé dans le sol, la croûte terrestre (y compris les combustibles fossiles), la végétation, les océans, l’atmosphère et l’échange de gaz entre ce qu’on appelle les bassins de carbone.

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Au cours des derniers 5 000 ans, les êtres humains ont influé sur l’atmosphère avec leurs activités en faisant augmenter la quantité de dioxyde de carbone. Avec notre utilisation du territoire et notre brûlage de combustibles fossiles, nous avons joué tous les ans un rôle mineur mais important dans le changement de la composition de notre atmosphère. L’utilisation de combustibles fossiles n’est toutefois pas la seule raison de l’augmentation de dioxyde de carbone dans l’atmosphère causée par les êtres humains. Nous avons collectivement enlevé de grosses superficies forestières et les avons converties en pâturages et terres cultivées. Les scientifiques estiment que 33 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre qui sont attribuées aux activités humaines proviennent de la conversion des terres pour d’autres utilisations. À l’heure actuelle, 12,5 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre de cause humaine sont dues à l’utilisation des terres[2].

En comprenant le problème – qu’une augmentation de carbone dans l’atmosphère entraîne une hausse de la température globale qui perturbe le climat et les processus écologiques – nous pouvons également trouver des solutions.

Nous devons réduire nos émissions de toutes les sources : en utilisant moins de combustibles fossiles et en arrêtant de convertir nos forêts[3] en pâturages et terres cultivées. Nous pouvons aussi œuvrer pour rétablir et accroître le carbone accumulé dans nos forêts. Reboiser des zones qui étaient auparavant utilisées pour l’agriculture ainsi que des terrains en friche permettra de séquestrer du carbone de l’atmosphère et de l’entreposer dans les arbres et le sol. Non seulement ceci contribue-t-il à réduire la quantité de carbone dans l’atmosphère mais ceci permet également de profiter des bienfaits importants des forêts, dont la rétention de l’eau, la réduction de la pollution atmosphérique, la fourniture d’un habitat pour la faune et la reconstitution des sols.

Arbres Canada croit qu’il faut partager et diffuser nos connaissances sur le rôle important des arbres et des forêts. Des programmes nationaux et internationaux sont en cours d’élaboration pour favoriser une meilleure utilisation des terres et une protection des stocks de carbone[4],[5]. Pour contribuer à la solution, Arbres Canada a mis sur pied un programme pour aider à établir des forêts et à accroître la séquestration du carbone.

Notre programme Plantez de l’air pur offre aux particuliers et aux organismes la possibilité de contribuer à ces efforts. Nous calculons la quantité de carbone qui est séquestrée par les arbres plantés et nous aidons ceux qui appuient les efforts de reboisement à compenser les émissions générées par leurs déplacements et leurs événements. Ceci est un bon exemple des nombreuses actions requises pour changer notre façon de penser et notre manière de mener nos affaires.

[2] Carbon emissions from land use and land-cover change, Houghton R.A et al 2012  http://www.biogeosciences.net/9/5125/2012/bg-9-5125-2012.pdf (disponible en anglais seulement)

[3] Réduire les émissions issues de la dégradation et du déboisement des forêts et le rôle de la conservation, la gestion durable des forêts et l’amélioration de stocks de carbone des forêts dans les pays en voie de développement (REDD-plus) https://www.cbd.int/forest/redd-plus/default.shtml

[4] Programme des Nations Unies visant à mettre fin au déboisement http://www.un-redd.org/ (disponible en anglais seulement)

[5] Initiatives du gouvernement de la Colombie-Britannique pour inclure les forêts dans son programme d’action climatique https://www.for.gov.bc.ca/het/climate/carbon/ (disponible en anglais seulement)

Lectures complémentaires :

Les forêts et le climat – Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture : Http://www.fao.org/forestry/climatechange/fr/

Les forêts et le climat – Ressources naturelles Canada : http://www.rncan.gc.ca/forets/changements-climatiques/carbone-forestier/13086

Réduire les émissions issues de la dégradation et du déboisement des forêts et le rôle de la conservation, la gestion durable des forêts et l’amélioration de stocks de carbone des forêts dans les pays en voie de développement (REDD-plus) https://www.cbd.int/forest/redd-plus/default.shtml

Programme des Nations Unies visant à mettre fin au déboisement http://www.un-redd.org/ (disponible en anglais seulement)

Initiatives du gouvernement de la Colombie-Britannique pour inclure les forêts dans son programme d’action climatique https://www.for.gov.bc.ca/het/climate/carbon/ (disponible en anglais seulement)

La recherche en foresterie urbaine : Apprentissage collaboratif

Dr. Adrina C. Bardekjian, MFC, PhD, Urban Forestry, Program Manager
Dre Adrina C. Bardekjian, MFC, Ph.D., Gestionnaire des programmes forestiers urbains et du développement de la recherche

En mai dernier, j’ai eu l’occasion d’aller à Halifax en Nouvelle-Écosse pour assister à la conférence de l’Association canadienne des géographes afin de présenter mon travail doctoral et discuter de la Stratégie canadienne sur la forêt urbaine et des activités de notre groupe de travail sur la recherche. Dirigée par Peter Duinker (Ph. D.) de l’Université Dalhousie et John Sinclair (Ph. D.), la séance sur la géographie des arbres en ville a présenté des recherches en foresterie urbaine effectuées actuellement par des professionnels et des étudiants diplômés. Au cours d’une discussion, un étudiant participant a exprimé sa surprise lorsqu’il a entendu que l’on effectuait beaucoup de recherche sur le verdissement des terrains d’école au Canada. Ceci m’a fait réfléchir au besoin de mieux collaborer et de créer des possibilités de faire connaître nos travaux par des moyens moins conventionnels, non seulement à titre de chercheurs et de professionnels pour renseigner le public mais également entre nous et auprès de nos étudiants.

Le partage d’idées & d’anecdotes

L’intérêt accru pour la recherche sur la foresterie urbaine et les nouveaux sujets qui sont continuellement discutés font ressortir l’importance de la collaboration dans ces travaux pour s’assurer que tout le monde se fait entendre.

En intégrant la transdisciplinarité dans le leadership intellectuel au cours de nos pratiques quotidiennes, nous pouvons entrevoir les possibilités multidimensionnelles que ceci peut créer.

Par exemple, en visant toujours une portée nationale de haut niveau, on peut facilementHalifax_Bardekjian2
perdre de vue ce qui se passe au niveau local et ne pas entendre parler des succès, des défis et des besoins – qui peuvent être regroupés du point de vue géographique, culturel ou écologique. Le partage par divers moyens de nos histoires et anecdotes forme notre patrimoine national et oriente l’évolution de la foresterie urbaine au Canada. Jusqu’à maintenant, l’histoire de la foresterie urbaine au Canada a généralement été examinée du point de vue de la gestion appliquée. J’espère vivement qu’en allant de l’avant, nous discuterons plus des divers aspects de ce domaine en intégrant l’évolution de la foresterie urbaine du point de vue de l’éducation, de la recherche et de la communauté.

En voici un exemple. Nous avons intégré des histoires à l’Université York dans la visite alternative du campus en examinant des aspects historiques et culturels du terrain de notre campus (boisés, jardins, étangs) comme points de départ de discussions sur des sujets plus vastes visant la société (comme le développement ou la densification). J’ai eu l’occasion d’examiner le boisé Michael Boyer – un de nos quatre boisés sur le campus de l’université. Ce type d’apprentissage collaboratif et concret qui permet de partager des perspectives, spécialement si l’on a des points de vue différents, est important pour confronter et mettre en cause ses propres préjugés. Après tout, se sentir un peu inconfortable de temps en temps nous permet de croître.

bckgrndDans le cadre de mon travail pour Arbres Canada, où je dirige la Stratégie canadienne sur la forêt urbaine (SCFU), nos efforts actuels au sein du groupe de travail sur la recherche (GT3) comprennent la formation de partenariats avec des organismes nationaux et internationaux pour divers projets afin de traiter de questions de foresterie urbaine. Parmi les tâches que nous avons réalisées au cours de la dernière année, notons la présentation du rapport sur l’état des forêts municipales au Canada; une collaboration avec Santé Canada sur un rapport de synthèse; la compilation d’une base de données en ligne sur les ressources en foresterie urbaine que nous espérons éventuellement rendre accessible au public; et la mise à jour de notre inventaire des municipalités qui ont des mandats et des plans de gestion en matière de foresterie urbaine.

Les orientations futures

Lors de la prochaine Conférence canadienne sur la forêt urbaine (CCFU), un des éléments de l’atelier sur la SCFU sera de diviser les participants selon nos groupes de travail, y compris celui sur la recherche, pour discuter des tendances actuelles, des besoins et des orientations futures que nous voulons intégrer dans la SCFU. En tant que chef du groupe de travail sur la recherche, j’aimerais savoir si les gens sont intéressés à créer un Centre national de recherche sur la foresterie urbaine et je sollicite vos commentaires et vos contributions à ce sujet. Joignez-vous à nos discussions lors de la CCFU ou envoyez-moi directement vos commentaires.

Lectures complémentaires

Si vous êtes intéressés à lire davantage sur la foresterie urbaine, vous pouvez lire les suggestions suivantes:

  • Heynen, N., M. Kaika et E. Swyngedouw. (éd.) (2006). In the Nature of Cities: Urban Political Ecology and the Politics of Urban Metabolism. Londres :
  • Jones, O. et P. Cloke. (2002). Tree Cultures: The Place of Trees and Trees in Their Place. New York, NY : Oxford.
  • Konijnendijk, C. (2008). The Forest and the City: The Cultural Landscape of Urban Woodland. Danemark : Springer.
  • Sandberg, L.A., A. Bardekjian et S. Butt. (éd.). (2014). Urban Forests, Trees and Greenspace: A Political Ecology Perspective. Londres : Routledge.

Urban Forest NetworkloresLe Réseau canadien de la forêt urbaine constitue un des systèmes et des outils qui sont présentement perfectionnés pour aider à produire et à partager des connaissances avec toutes les collectivités canadiennes. De plus, la Conférence canadienne sur la forêt urbaine (CCFU) favorise le dialogue sur divers sujets – la 12e CCFU se déroulera à Laval (Québec) du 26 au29 septembre 2016.

Changement positif : L’avenir promet pour le Réseau canadien de la forêt urbaine

504875_97772812Nos objectifs pour la RCFU (Réseau canadien de la forêt urbaine) et la SCFU (Stratégie canadienne sur la forêt urbaine) sont de favoriser un meilleur apprentissage, tant au niveau national qu’international, fournir un espace pour les gens de se réunir et de construire une communauté nationale de foresterie urbaine.

Grâce au généreux soutien de la Banque TD, des changements positifs ont été réalisés au cours des deux dernières années. Voici quelques faits saillants :

Magog, Québec 2008Créer des partenariats avec et des organismes nationales et internationales, y compris le Service canadien des forêts, la Fédération canadienne des municipalités, les Instituts de recherche en santé et Arbor Day Foundation.

Publier à chaque 3 à 5 ans le Sondage sur l’état des forêts municipales au Canada . L’information recueillie comprend des détails sur les budgets, les systèmes d’inventaire, le couvert forestier, les règlements et les enjeux sociaux.

Mettre à jour l’image du site Web du Réseau canadien de la forêt urbaine , augmenter le nombre d’inscription et faire le suivi de nos membres à travers notre liste de diffusion. Nous avons maintenant plus de 800 membres à travers le Canada et nous constatons plus d’activité sur nos pages de médias sociaux (Facebook et Twitter).

Le lancement d’une plateforme permettant la soumission de nouvelles et d’articles. C’est un défi pour les communautés d’avoir accès à l’information provenant de différentes régions du Canada. Nous voulons offrir un espace pour les organismes et les individus où partager leurs histoires et leurs idées. Les soumissions varient, passant des anecdotes personnelles jusqu’aux réflexions face à la recherche scientifique.

La participation dans deux projets de recherche cette année : la première était une évaluation nationale des besoins de la foresterie urbaine municipale avec le Service canadien des forêts et la seconde est une enquête nationale sur les besoins de la recherche en foresterie urbaine avec un(e) étudiant(e) de l’Université de Laval.

Mettre des efforts envers la création de partenariats avec des institutions universitaires pour encourager les ministères à inclure la foresterie urbaine dans leur curriculum. Un exemple récent est le nouveau programme de baccalauréat en foresterie urbaine de l’Université de la Colombie-Britannique.

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Dr. Adrina C. Bardekjian, MFC, Ph.D., Gestionnaire des Programmes forestiers urbains et du développement de la recherche

Nous nous préparons à mettre en œuvre la 12e Conférence canadienne sur la forêt urbaine à Laval au Québec cet automne.

Les membres du réseau sont tenus au courant de toutes nos activités via notre liste de contacts. L’adhésion est gratuite; si vous n’êtes pas membre veuillez-vous inscrire à notre liste de distribution.

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Opération Renouvert – Fort McMurray

Reverdir le quotidien des gens

Forest WildfireSi vous êtes un résident de Fort McMurray et venez de voir votre maison passer au feu…

…votre emploi disparaître et l’année scolaire de votre enfant interrompue, vous ne serez sûrement pas réassuré par ces paroles : le feu est une partie de l’écosystème boréal. Le feu fait partie de la nature dynamique des forêts alors qu’elles germent, poussent, mature et se remplacent. De nombreux écosystèmes, y compris les forêts de conifères, ont évolué grâce au feu.

Au cours d’une année typique au Canada, plus de 9000 feux de forêt brûlent une superficie de 2,5 millions d’hectares (ou quatre fois l’Î.-P.-É.). Les scientifiques prévoient que l’intensité et la fréquence de ces incendies augmenteront tout au long du prochain siècle. En plus des forêts incendiées, la fumée de ces incendies peut affecter la qualité de l’air (et la santé) sur une grande distance.

Les messages passés par des personnages connus comme « Smokey Bear »  ont formé l’opinion publique qui suppose que les feux sont toujours nuisibles. Le feu est maintenant considéré comme une « perturbation naturelle » qui contribue à l’évolution des espèces et au contrôle des caractéristiques de l’écosystème.

Bien que les feux de forêt soient une partie intégrale de l’écosystème, il ne faut pas prendre les feux à la légère. Les gens devraient toujours suivre des pratiques sécuritaires :

LE FUMAGE – ne fumez pas lorsque vous marchez dans la forêt, et assurez-vous que l’allumette est bien éteinte. Ne lancez jamais une cigarette allumée par la fenêtre de votre véhicule ;

LES FEUX DE CAMP – choisir un endroit sécuritaire sur un sol minéral près de l’eau. Entourez l’emplacement du feu avec des roches et assurez-vous que le feu est bien éteint en l’inondant avec de l’eau lorsque vous quittez, et ;

LE BRÛLAGE DE DÉCHETS OU D’HERBE – obtenez un permis de brûlage et brûler dans un endroit sécuritaire. Évitez de brûler lorsqu’il y a des vents forts et ayez à portée de la main des outils pour lutter contre les incendies.

À Fort McMurray, les incendies ont ravagé une superficie de plus de 500 000 ha (plus grand que l’Î.-P.-É.) et ont grandement affecté la vie de cette communauté de quatre-vingt mille personnes. La plus grande évacuation due au feu dans l’histoire du Canada a entraîné la destruction de 2 400 bâtiments. Plusieurs autres parties de la ville demeurent contaminées. En plus, les cinq communautés de Premières Nations en bordure de la ville ont également été affectées directement ou indirectement par ces feux. Les milliers d’arbres de rue et d’arbres privés qui ont été brûlés alimentent un sentiment de vide et de désespoir chez les gens. Heureusement, nos forêts et nos forêts urbaines sont une entité dynamique qui, avec votre aide, peuvent être rétablies afin de croître et à ramener à la population de Fort McMurray les avantages environnementaux qu’elles fournissent.

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Michael Rosen, F.P.I., Président – Arbres Canada

Outre l’ensemble de leurs avantages environnementaux, tels que la filtration des polluants dans l’air et dans l’eau et la séquestration du carbone, de nombreuses études ont également démontré les liens positifs entre les arbres et le bien-être – à la fois physique et mentale. C’est pourquoi Arbres Canada a lancé son programme Opération Renouvert – Fort McMurray. Bien que le processus de nettoyage soit présentement en cours, la planification du plan de remplacement d’arbres a tout juste commencé pour les arbres à gros calibre en bordure des rues, des ravins et sur les terrains privés qui sont nécessaires pour reverdir le paysage de Fort McMurray. Ensemble, nous pouvons amasser les fonds nécessaires pour restaurer le paysage urbain de la ville et les communautés de Premières Nations qui l’entourent.

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La recherche en foresterie urbaine : Perspective sociale

Dr. Adrina C. Bardekjian, MFC, PhD, Urban Forestry, Program Manager
Dr. Adrina C. Bardekjian, MFC, PhD, foresterie urbaine, gestionnaire de programme

La recherche en foresterie urbaine a été généralement classée en deux catégories : les sciences biophysiques et appliquées et les sciences sociales. Du côté des sciences biophysiques et appliquées, nous avons les dangers et les maladies, comme la maladie hollandaise de l’orme, l’agrile du frêne, les services des écosystèmes (bienfaits et valeurs) ainsi que l’adaptation climatique. Du côté des sciences sociales, nous avons les dimensions humaines, comme les éléments du langage, l’inégalité d’accès aux espaces verts et les interventions créatives. Les discours dominants en foresterie urbaine portent sur son écologie, sa gestion et son utilisation par le public.

Les points discutés comprennent, entre autres :

la planification adaptative de la forêt urbaine
l’évaluation économique
l’infrastructure verte
les mandats de plantation, et 
la modélisation (comme le SIG et la télédétection)

On porte moins d’attention à des points comme le langage, l’inégalité, la création artistique et comment la participation civique et sociale influence et joue un rôle important dans les processus de planification et d’élaboration de politiques (Sandberg, Bardekjian et Butt, 2014).

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Photo : Adrina C. Bardekjian, campus de l’Université York, Toronto (Ontario)

Dans mon premier article de ce blogue, j’ai mentionné que la recherche prenait de l’expansion pour inclure des sujets marginaux; ce deuxième article est une introduction à la recherche qui est effectuée dans ces domaines et qui explore les thèmes de la justice environnementale et sociale. Tel que présenté le 6 novembre dernier à la conférence annuelle de l’Ontario Urban Forest Council, je vais fournir ici quatre exemples.

1Mon premier exemple vise l’accès et la répartition. La recherche a montré la distinction entre l’écologie dans la ville et l’écologie de la ville, qui appuie la notion  que les forêts urbaines sont des systèmes socio-écologiques – en géographie sociale et en écologie politique, on appelle ce concept le métabolisme (Heynen, Kaika et Swyngedouw, 2006) – et examine comment nous utilisons et apprécions le monde urbain qui nous entoure. La recherche en foresterie urbaine a mis l’accent sur le fait que nous avons besoin de porter plus d’attention à la question de justice et de la nature dans la ville (Bickerstaff, Bulkeley et Painter, 2009), des droits des citoyens et de l’accès à la nature urbaine (Whitehead, 2009), de l’injustice en matière d’espaces verts et de propriété (Heynen et Perkins, 2005; Heynen, Perkins et Roy, 2006), et des bienfaits contestés des espèces envahissantes (Foster et Sandberg, 2004).

Certaines tendances récentes dans la recherche comprennent :

la cartographie – de la répartition du couvert forestier et sa comparaison avec le statut socio-économique dans divers quartiers

la contestation des diverses façons dont la foresterie urbaine est pratiquée et perçue – comme l’examen du processus d’élaboration de plans de gestion des forêts urbaines

les débats sur la nature/société – comme le problème que nous avons à nous identifier comme faisant partie ou étant à part du monde naturel

la notion d’entretenir des espaces pour que le public puisse les utiliser – comme le rôle des arboreta pour encourager l’éducation écologique urbaine

2Mon deuxième exemple porte sur l’agriculture urbaine. Avec l’accroissement du nombre de jardins communautaires, ces activités sont de plus en plus mentionnées dans la littérature sur la foresterie urbaine. Il est donc important de réfléchir à comment ceci est lié à la justice sociale. En juin 2014, je visitais un quartier défavorisé avec un collègue dans Vancouver Est pour célébrer un événement de plantation récent. Un groupe d’entre nous se tenaient à côté d’un semis nouvellement planté et discutaient de sa viabilité lorsqu’un homme est sorti d’une clinique de traitement de maintien à la méthadone de l’autre côté de la rue et s’est dirigé vers nous en gesticulant. Une fois près de nous, il a déclaré : « J’adore les arbres. »

Hug me tree
Photo : Adrina C. Bardekjian, rue Queen ouest, Toronto (Ontario)

Il a pris une feuille dans sa main et l’a caressée, puis il a ajouté : « J’aimerais bien que ce soit un pommier. » Il nous a tous regardés lentement avant de partir. Ceci nous a fait réfléchir davantage aux essences que nous plantons; du point de vue de l’écologie et de la gestion, ceci a des répercussions sur leur entretien (comme la gestion des ravageurs par exemple) mais cette expérience nous a fait penser à l’accès à des aliments dans des lieux publics (Heynen, Kurtz et Trauger, 2012) ainsi qu’à la production et à l’utilisation d’un paysage comestible (McLain, Poe, Hurley, Lecompte-Mastenbrook et Emery, 2012) et à la responsabilité que nous pourrions avoir, en tant qu’intendant des espaces verts urbains, de fournir des arbres comestibles lorsque cela est possible. Ceci fait partie d’une question plus vaste et sous-représentée visant la présence et l’utilisation de produits forestiers urbains non ligneux (Poe, McLain, Emery et Hurley, 2013).

3Mon troisième exemple vise l’agence et les incidences – nos sentiments envers les arbres et pourquoi c’est important. Ceci tient compte de la nature non humaine en tant qu’acteur (Jones et Cloke, 2002); en foresterie urbaine, une telle agence comprend des éléments écologiques – comme les espèces envahissantes, la sénescence des arbres, les ravageurs et les maladies. Ces éléments créent des cheminements imprévus dans le cadre desquels les êtres humains visualisent l’environnement urbain – les êtres humains font partie du monde naturel et ne sont pas séparés de celui-ci (Peet et Watts, 1996), et les arbres sont intégrés dans la structure de la société, nos histoires et les cultures (Konijnendijk, 2008). Dans le cadre de ma propre recherche doctorale, la notion d’agence est traitée lorsque les arboristes négocient leur rôle de gardien nourricier de la forêt urbaine (Bardekjian, 2015). Ceci est important parce que nous accordons ainsi une valeur propre aux arbres en tant qu’organismes vivants, nonobstant ce qu’ils peuvent fournir aux êtres humains (comme des services) ou la tendance que nous avons à personnifier ou à anthropomorphiser les arbres. Les questions qui se posent comprennent :

question markComment nos émotions envers la forêt urbaine et les arbres peuvent-elles mieux desservir l’espace collectif?

Que pouvons-nous faire pour encourager les êtres humains à question mark
vouloir 
mieux comprendre les arbres en fonction des intérêts de ces derniers?

 

En gros, la foresterie urbaine est un acteur à plusieurs facettes/un réseau à plusieurs niveaux (voir Braverman, 2014; Perkins, 2007; Castree et MacMillan, 2001) qui comprend des acteurs sociaux, les narratifs qu’ils créent et la forêt urbaine même.

4Mon dernier exemple porte sur les représentations créatives et les interventions artistiques. Des expressions individuelles et collectives de créativité, comme l’art visuel et la sculpture, la photographie, le film, les créations parlées, les installations artistiques (qui modifient le paysage urbain), se taillent une place toujours croissante dans la sensibilisation à la foresterie urbaine et les discussions à ce sujet. Mme Kathleen Vaughan (Ph. D.), professeure agrégée en éducation artistique à la Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia, a examiné les forêts urbaines de points de vue interdisciplinaires et de la création artistique. Dans une exposition récente (Tissus urbains, 2015), les travaux de Mme Vaughan ont étudié les terres boisées urbaines de Montréal en cartographiant le mouvement à l’aide de mosaïques brodées avec du fil sur des tissus. Ses œuvres explorent comment la création artistique peut influer sur l’éducation et la participation environnementales futures.

Embroidered map
Figure 1 : Nel mezzo del cammin: Summit Woods (2013-14), broderie numérique et manuelle sur perçage à la main de laine / cachemire, 137 cm X 160 cm.

Voici d’autres exemples : Paula Meijerink (Ph. D.) – The Urban Forest, une installation dans le centre-ville de Montréal. Mme Meijerink est une architecte paysagère des Pays-Bas et une professeure invitée à l’Université de Montréal dont les travaux contestent les limites aménagées des espaces urbains (Figures 2a1 et 2a2); Sean Martindale – Outside the Planter Boxes (2010), un mouvement issu de Toronto qui essaie d’attirer l’attention des collectivités sur les jardinières négligées avec des interventions créatives (Figure 2b); et Noel Harding – Elevated Wetlands (1997), dans Taylor Creek Park à Toronto (Figure 2c). Ses œuvres à grande échelle d’art public en tant qu’infrastructure explorent les liens complexes entre la société et l’environnement. Les interventions artistiques peuvent avoir un grand impact; elles peuvent sensibiliser les gens en attirant l’attention sur des sujets politiques et sociaux, et inspirer ensuite l’action pour amener des changements.

Artistic installations
Figure 2 : Installations artistiques par divers artistes – photos. Source : Paula Meijerink (Ph. D.) – The Urban Forest (Figures 2a1 et 2a2); Sean Martindale – Outside the Planter Boxes (Figure 2b); et Noel Harding – Elevated Wetlands (Figure 2c).

Dans l’ensemble, la recherche prend de l’expansion pour inclure des sujets marginaux.

Nous observons ceci avec l’intégration des sciences sociales pour dévoiler les problèmes de justice sociale. Ces examens et contestations plus approfondis de la foresterie urbaine et, de façon plus vaste, de l’écologie urbaine, fournissent des perspectives uniques dans ce domaine mais de telles études sont rares au Canada. Une étude récente réalisée par Arbres Canada (Bardekjian, Kenney et Rosen, 2015) a révélé que les tendances en recherche se dirigent vers l’innovation et la valeur sociales. On s’intéresse à déterminer comment les groupes de revendication, les organismes à but non lucratif, les entreprises arboricoles et les municipalités collaborent pour assurer des pratiques de foresterie urbaine durables, l’élaboration de politiques et l’évolution dans ce secteur.

Urban Forest NetworkloresLe Réseau canadien de la forêt urbaine constitue un des systèmes et des outils qui sont présentement perfectionnés pour aider à produire et à partager des connaissances avec toutes les collectivités canadiennes. De plus, la Conférence canadienne sur la forêt urbaine (CCFU) favorise le dialogue sur divers sujets – la 12e CCFU se déroulera à Laval (Québec) du 26 au29 septembre 2016. Dans le cadre de ce blogue trimestriel, je discuterai plus à fond des sujets présentés dans cet article.

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Adrina C. Bardekjian, MFC, Ph. D.

Références
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Bardekjian, A., Kenney, A., & Rosen, M. (2015). The state of Canada’s municipal forest and national municipal needs assessment surveys. Tree Canada and the Canadian Urban Forest Network.
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Braverman, I. (2014). Urban trees and actor-network theory. In L. A. Sandberg, A. Bardekjian & S. Butt (Eds.), Urban forests, trees and greenspace: A political ecology perspective, (pp. 132-146). London, UK: Routledge.
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